- L’inflation annuelle en zone euro a reculé à 1,7 % en janvier 2026, un niveau inférieur aux prévisions qui pourrait inciter la BCE à assouplir sa politique monétaire.
- Le Parlement européen a voté la reprise des travaux sur l’accord commercial avec les États-Unis, gelés depuis les tensions liées aux menaces tarifaires sur le Groenland.
Le paysage macroéconomique européen connaît un double basculement ce mercredi 4 février 2026. L’eurostat confirme une décrue de l’inflation sous l’objectif des 2 %. Le Parlement européen, lui, amorce un dégel diplomatique majeur en relançant les procédures de ratification de l’accord commercial avec Washington, suspendues depuis plusieurs semaines. Un climat propice pour la hausse des cryptosactifs ?
La désinflation européenne ouvre une fenêtre de liquidité aux cryptos
Le recul de l’indice des prix à la consommation à 1,7 % offre un répit inattendu aux marchés financiers après une période de volatilité intense. Ce ralentissement de la hausse des prix renforce l’hypothèse d’une baisse des taux d’intérêt par la Banque Centrale Européenne. Ce scénario est connu pour être historiquement favorable aux actifs à risque comme le Bitcoin et l’Ethereum. Pour les analystes, cette injection potentielle de liquidités sur le marché européen pourrait compenser la pression vendeuse et stabiliser les cours des crypto-actifs.
Cette dynamique de désinflation intervient alors que les investisseurs cherchent à réallouer leurs capitaux vers des actifs offrant un meilleur rendement réel. La baisse des pressions inflationnistes réduit le coût d’opportunité de la détention de devises numériques, dont la rareté programmée contraste avec les politiques monétaires accommodantes qui s’esquissent à Francfort. Ce changement de cap monétaire est perçu comme un catalyseur positif pour l’adoption institutionnelle des ETP crypto au sein de l’Union européenne.
Bruxelles relance l’agenda commercial avec les États-Unis
Parallèlement aux indicateurs monétaires, la commission du commerce international du Parlement européen a décidé de dégeler l’accord commercial conclu initialement en Écosse. Ce texte, qui prévoit l’élimination de nombreux droits de douane industriels et agricoles, avait été mis à l’arrêt suite aux revendications territoriales de Donald Trump sur le Groenland. La reprise des travaux législatifs, avec un vote désormais possible dès le 24 février, signale une volonté de normalisation des échanges transatlantiques malgré les tensions diplomatiques persistantes.
Ce déblocage institutionnel est accueilli favorablement par les milieux d’affaires qui redoutaient une escalade protectionniste. La levée des incertitudes sur les tarifs douaniers favorise un climat de confiance propice aux investissements technologiques et aux flux de capitaux internationaux. Pour le secteur des actifs numériques, cette stabilité retrouvée entre les deux blocs économiques renforce la perspective d’une harmonisation des cadres réglementaires indispensables à l’expansion des services financiers basés sur la blockchain.

