- En Corée du Sud, les cryptomonnaies sur les comptes Upbit ou Bithumb sont désormais des « objets de saisie » officiels en vertu du droit pénal.
- En Colombie, les plateformes doivent transmettre l’identité et l’historique des transactions, à partir de 2026, suivant le cadre CARF de l’OCDE.
L’étau réglementaire se resserre sur les actifs numériques partout dans le monde. La Cour suprême de Corée du Sud a statué le 11 décembre 2025 que le Bitcoin détenu sur des plateformes centralisées est un bien saisissable. Parallèlement, l’autorité fiscale colombienne (DIAN) a instauré, via la Résolution 000240, une obligation de reporting automatique pour les exchanges. Ces décisions marquent une convergence avec les réglementations européennes MiCA, DAC8 et TFR.
La fin de l’immunité pour les fonds sur plateformes centralisées
La décision de la Cour suprême sud-coréenne confirme le Bitcoin en tant qu’information électronique disposant d’une valeur économique. Il peut donc être gelé et confisqué par les enquêteurs dans une affaire. Ce cadre juridique cible directement les actifs stockés chez des intermédiaires centralisés.
Les autorités financières (FSC) envisagent même des gels préventifs sans mandat en cas de suspicion de manipulation de marché. Ces règles du secteur crypto ressemblent vraiment aux sur celles de la bourse traditionnelle. Ce durcissement s’inscrit dans une tendance globale de « normalisation » des actifs numériques.
En effet, comme en France, les utilisateurs sud-coréens font face à une exposition légale accrue. Les plateformes d’échanges sont désormais contraints de répondre instantanément aux réquisitions judiciaires. Cette pratique rejoint les outils de confiscation déjà utilisés aux États-Unis.
Elle renforce aussi les mécanismes de saisie prévus par le règlement européen TFR (Transfer of Funds Regulation), qui vise à briser l’anonymat des flux financiers.
La Colombie copie-t-elle les normes MiCA, DAC8 et TFR ?
L’initiative de la Colombie d’imposer la collecte de données utilisateurs répond directement aux standards de transparence de l’OCDE. En fait, la directive européenne DAC8 s’en inspire même. En Europe, DAC8 exige depuis le 1er janvier 2026 la transmission automatique des transactions au fisc.
Le dispositif colombien crée un miroir technique. Chez eux, les plateformes doivent identifier les bénéficiaires et les montants bruts des opérations. Cela supprime toute opacité fiscale pour les résidents.
L’alignement de la Corée du Sud et de la Colombie avec les règlements européens MiCA (Market in Crypto-Assets) et TFR démontre une volonté de coopération transfrontalière.
Alors que MiCA astreint des licences strictes aux prestataires, le TFR et la DAC8 assurent la traçabilité des fonds. Cette synchronisation mondiale rend quasi impossible la dissimulation d’actifs sur des plateformes centralisées.
Pour les investisseurs, l’usage d’intermédiaires régulés implique désormais une transparence totale vis-à-vis des autorités judiciaires et fiscales.

