- Une famille avec trois enfants a été prise en otage à domicile à Sarthe par cinq hommes cherchant à obtenir des codes d’accès crypto.
- Trois jeunes sont en détention provisoire pour avoir enlevé une victime suite à un litige financier lié à des investissements numériques.
Un récente agression a eu lieu dans un foyer dans la Sarthe sur fond de cryptomonnaies. Aussi, une opération de séquestration pour extorsion aurait conduit 3 jeunes de la vingtaine devant la justice. Ces affaires illustrent le passage d’une criminalité numérique à des attaques physiques ciblées contre les particuliers et leurs proches. Décryptage
Cinq individus prennent en otage un foyer à La Chapelle-Saint-Aubin
Dans la nuit du 8 janvier 2026, la tranquillité de cette petite commune proche du Mans a été brisée par une opération commando. Cinq individus ont fait irruption au domicile d’un couple et de leurs trois enfants. L’objectif des agresseurs était d’obtenir la clé privée du père de famille, indispensable pour accéder à ses avoirs en cryptomonnaies.
Pendant environ quarante minutes, les parents et leurs trois jeunes enfants ont été retenus prisonniers sous la menace des assaillants. Cette attaque a été manifestement préparée pour viser spécifiquement les fonds numériques de la victime. Elle a déclenché l’intervention du Parquet national anticriminalité organisée. La famille a finalement été libérée, mais le caractère prémédité de cet acte souligne la menace physique croissante pesant sur les investisseurs identifiés.
Trois suspects écroués après un enlèvement sur fond d’arnaque
Parallèlement, la justice a confirmé le maintien en détention provisoire de trois jeunes hommes d’une vingtaine d’années. Ces derniers sont poursuivis pour l’enlèvement et la séquestration d’un autre jeune homme au début du mois de janvier. Selon les premiers éléments de l’enquête, le mobile de ce rapt serait une vengeance liée à une escroquerie sur des placements crypto.
Bien qu’issus de milieux ordinaires et dépourvus de casier judiciaire, les prévenus auraient basculé dans l’extorsion violente. L’un des mis en cause se vantait régulièrement de ses gains supposés et affichait un train de vie luxueux en établissement de nuit. Le tribunal a décidé de les maintenir en prison en attendant leur procès, où ils encourent une peine de dix ans de réclusion.

