- Dimanche 25 janvier 2026, un homme de 74 ans a été kidnappé à son domicile de Voiron en Isère par un commando qui vise la fortune numérique de son fils expatrié.
- Grâce à une intervention rapide de la BRI de Lyon, l’otage a été libéré dans la Drôme moins de 24 heures après son rapt. Trois suspects ont été interpellés.
La violence sur fonds crypto n’a pas cessé d’augmenter depuis début Janvier 2026 en France. Ce dimanche, peu après 6 heures du matin, un habitant de Voiron a été emmené de force par plusieurs individus cagoulés. Le mode opératoire est désormais tristement classique : les ravisseurs ne visaient pas les biens de la victime. Ils tentaient d’exercer une pression insoutenable sur son fils, un investisseur crypto vivant à l’étranger. Les ravisseurs lui ont réclamé 3 millions d’euros en actifs numériques.
La BRI de Lyon, informée, mène une intervention éclair pour libérer l’otage.
Avisée dès le dimanche matin, la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Lyon a immédiatement coordonné une opération d’envergure. En moins de 24 heures, les enquêteurs ont réussi à localiser les ravisseurs. Dans la nuit de dimanche à lundi, la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) a lancé l’assaut près de Loriol, dans la Drôme.
L’opération a permis de libérer l’otage et d’interpeller trois hommes, actuellement en garde à vue. Bien que sain et sauf, le septuagénaire a été hospitalisé pour une blessure grave à la main, témoignant de la brutalité des ravisseurs. Cette efficacité policière souligne l’importance du signalement immédiat et de l’inscription sur les listes de surveillance prioritaire du 17. Les premières heures sont cruciales pour le traçage numérique et physique des réseaux criminels.
Une explosion des enlèvements crypto en France
Cette affaire est peut-être la douzième ou treizième liée aux cryptomonnaies recensée sur le territoire national pour le seul mois de janvier 2026. Elle rappelle étrangement le rapt d’un couple à Sallanches le 15 janvier dernier, où une rançon de 8 millions d’euros avait été exigée.
Face à cette menace, le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), créé le 5 janvier 2026, a fait de ces dossiers une priorité absolue. Les autorités s’inquiètent de voir le grand banditisme délaisser les banques pour s’attaquer au maillon faible : les parents ou proches de détenteurs d’actifs. Pour contrer ce phénomène, les forces de l’ordre recommandent aux professionnels du secteur une discrétion absolue sur leur patrimoine. Ils recommandent aussi d’utiliser systématiquement des services de garde sécurisés.

