- Des individus cagoulés se sont introduits dans la maison d’un investisseur crypto, utilisant la contrainte physique pour extorquer des accès à ses portefeuilles numériques.
- L’enquête a été confiée aux enquêteurs de la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Rennes, confirmant le caractère organisé et transfrontalier de ce type de criminalité.
Le phénomène des « cryptorapts » se poursuit sur le territoire français avec grande stupéfaction. Un ingénieur architecte logiciel de 43 ans a été victime d’un enlèvement violent à son domicile. Les faits se sont passés à Saint-Léger-sous-Cholet hier matin.
Plusieurs individus cagoulés ont pénétré de force dans son logement. Ils l’ont ligoté, puis l’ont emmené à bord d’un véhicule avant de le relâcher quelques heures plus tard à Basse-Goulaine, près de Nantes. Cette agression intervient malgré les mises en garde répétées du Ministère de l’Intérieur concernant la sécurité des détenteurs d’actifs numériques.
Une recrudescence des attaques physiques en France malgré les alertes étatiques
L’enlèvement près de Cholet s’inscrit dans une série noire touchant les investisseurs français. En effet, des incidents similaires ont été signalés à Manosque et à Paris. Ces réseaux criminels ne se contentent plus de piratages informatiques, mais privilégient désormais la coercition physique.
Elle est vue, par les ravisseurs, plus efficace pour contourner les protections logicielles. La victime, ciblée cette fois-ci à 43 ans, vit seule et est aussi un investisseur crypto. Il travaille comme ingénieur architecte logiciel. Selon les témoignages du voisinage, des cris ont été entendus au moment où les assaillants maîtrisaient la victime. Une fois dans son domicile, les malfaiteurs ont immobilisé l’homme en le ligotant pour neutraliser toute résistance et faciliter la fouille du domicile.
La victime a ensuite été contrainte de monter dans une voiture sous la menace. Les auteurs ont parcouru une cinquantaine de kilomètres en direction de la Loire-Atlantique. L’homme a finalement été relâché en fin de matinée dans la commune de Basse-Goulaine, au sud de Nantes.
Le montant exact du préjudice financier n’est pas encore communiqué. Mais, les enquêteurs privilégient la piste d’une extorsion de clés privées ou de transferts d’actifs numériques lors de la séquestration.
Le gouvernement prend des mesures, mais elles sont encore sans impact
Cette multiplication des faits contredit l’idée d’une impunité des criminels, selon le Ministère de l’Intérieur. Toutefois, le passage à l’acte reste fréquent.
En juillet 2025, une note officielle soulignait que le phénomène était « pris très au sérieux », dénonçant les idées selon lesquelles les cryptomonnaies faciliteraient la fuite des malfaiteurs. Dans les faits, la traçabilité des transactions on-chain permet souvent aux services spécialisés de remonter les flux.
Depuis la publication du rapport annuel sur la cybercriminalité, les autorités ont intensifié les moyens de lutte. La création du Parquet national anticriminalité organisé (PNACO) en janvier 2026 est la réponse institutionnelle la plus significative.
Cette structure dispose désormais de prérogatives renforcées, notamment en matière de cybersurveillance assistée par intelligence artificielle. Elle peut aussi facilement tracer les flux financiers suspects en temps réel.
Pour les investisseurs, ces mesures soulignent la nécessité d’adopter des protocoles de sécurité physique. Ils doivent se faire discrets face à une criminalité qui cible désormais directement les domiciles privés.

