- SWIFT veut ajouter un registre blockchain pour déplacer de la valeur tokenisée 24/7.
- Plus de 30 institutions participent à ce projet comme prototype avec ConsenSys.
SWIFT, pilier des paiements internationaux, veut créer un registre partagé basé sur la blockchain pour faciliter la circulation d’actifs “tokenisés”. Développé avec plus de 30 institutions financières, l’objectif n’est pas de remplacer les banques. Le but est de connecter la finance traditionnelle à des règlements numériques en temps réel. Voici ce qu’il faut comprendre.
Pourquoi SWIFT crée un registre blockchain pour la finance numérique ?
SWIFT a annoncé en septembre 2025 le développement d’un registre partagé basé sur la blockchain, avec plus de 30 institutions financières. L’objectif est de réduire la fragmentation actuelle : aujourd’hui, les actifs tokenisés circulent sur plusieurs réseaux et standards. Ce qui complique les échanges entre banques et infrastructures.
Le registre vise à permettre des transactions plus fluides et fiables d’actifs tokenisés, tout en respectant les exigences d’un monde régulé (sécurité, conformité, continuité). Son premier usage mis en avant concerne les paiements transfrontaliers avec une logique en continu (24/7). Pour automatiser une partie du processus, le système peut s’appuyer sur des contrats intelligents (validation, suivi, conditions d’exécution).
Qu’est-ce que cela implique en France et en Europe ?
En France et en Europe, la tokenisation progresse dans un environnement réglementaire plus lisible. Le règlement MiCA est entré en application de façon progressive : d’abord pour les règles liées aux stablecoins, puis pour le cadre principal qui concerne les prestataires de services sur actifs numériques. En pratique, cela pousse les acteurs crypto à renforcer leurs standards (transparence, conformité, protection des clients) et encourage l’arrivée de solutions plus “institutionnelles”.
Dans ce contexte, plusieurs acteurs bancaires européens développent des briques concrètes. Ils développent des stablecoins adossés à l’euro, des solutions de règlement et des intégrations avec des infrastructures de marché. Cela ne signifie pas que la tokenisation est déjà “grand public”. Elle signifie plutôt qu’elle devient plus crédible, plus testée, et mieux structurée.
Enfin, même si SWIFT travaille sur un registre partagé pour faciliter la circulation de valeur tokenisée et des paiements transfrontaliers en continu, cela ne rend pas la transformation automatique. Les points décisifs restent la gouvernance, l’interopérabilité entre systèmes, la finalité du règlement et l’alignement avec les règles de conformité (KYC/AML).

