- Le 20e paquet de sanctions, présenté le 6 février 2026, prévoit une interdiction totale de fournir des services d’actifs numériques aux résidents et entités russes.
- Bruxelles cible également le rouble numérique et les banques de pays tiers, comme au Kirghizistan, soupçonnées de faciliter l’évasion des restrictions financières.
La Commission européenne muscle son arsenal législatif pour boucher les brèches du système financier russe. Dans le cadre de son nouveau train de mesures restrictives, l’exécutif européen propose de couper définitivement les ponts entre les prestataires de services crypto de l’Union et les utilisateurs basés en Russie. Cette offensive vise à tarir les flux de capitaux qui transitent encore par les actifs numériques pour financer l’effort de guerre.
L’UE interdit les crypos pour neutraliser le rouble numérique et les services de garde
Le projet de Bruxelles ne se limite plus à un simple plafonnement des portefeuilles. Il s’oriente vers une exclusion pure et simple. Si le texte est adopté à l’unanimité par les États membres, les entreprises européennes se verront interdire la gestion des comptes et des portefeuilles. Elles ne pourront plus aussi donner des conseils en investissement crypto pour le compte de clients russes.
Une attention particulière est portée au rouble numérique, la monnaie centrale de la Banque de Russie, dont l’usage serait banni au sein de la juridiction européenne. L’objectif est clair : priver Moscou d’une alternative technologique au réseau SWIFT. Ensuite, isoler ses infrastructures de paiement émergentes du reste de l’économie mondiale.
Bruxelles étend sa surveillance aux plateformes et banques des pays tiers
Pour garantir l’efficacité de ce blocus numérique, l’Union européenne active ses nouveaux outils anti-contournement. Le régulateur pointe du doigt des établissements financiers situés dans des pays alliés de la Russie, notamment au Kirghizistan et au Tadjikistan. Ces entreprises sont accusés de servir de courroie de transmission pour les transactions crypto russes.
Deux banques kirghizes pourraient ainsi être placées sur liste noire. Ainsi, leur avoirs seraient gelé suivi d’une interdiction de commercer avec des entités de l’UE. En s’attaquant à ces intermédiaires étrangers, l’Europe envoie un signal fort à la Russie. Aucune plateforme, même située hors de ses frontières, ne pourra servir de refuge aux capitaux russes sans risquer des sanctions sévères.

