- En janvier 2026, Qivalis a officiellement déposé sa demande de licence d’établissement de monnaie électronique (EMI) auprès de la Banque centrale néerlandaise (DNB).
- La structure basée à Amsterdam prévoit d’atteindre 50 employés d’ici le lancement, avec un tiers de l’équipe déjà opérationnel sous la direction de Jan-Oliver Sell.
Le projet Qivalis n’est plus une simple annonce d’intention. Depuis l’arrivée de BNP Paribas comme dixième membre du consortium en décembre dernier, la machine opérationnelle est lancée. Ce groupement, qui pèse 12 000 milliards d’euros d’actifs, a pour mission de briser l’hégémonie du dollar sur la blockchain. Il va proposer un stablecoin euro natif, ultra-régulé et interopérable.
Un calendrier d’émission serré et une conformité MiCA totale
Le calendrier pour un lancement au second semestre 2026 est maintenu. Le premier trimestre 2026 est consacré au dialogue réglementaire intense avec les autorités néerlandaises et européennes. Qivalis se positionne comme un e-money token strictement conforme au règlement MiCA. Pour rassurer la BCE, le consortium a précisé que les réserves ne seront pas exclusivement déposées dans les banques membres. Elles seront réparties pour minimiser les risques systémiques et garantir une liquidité immédiate.
L’infrastructure technique, développée en collaboration avec des partenaires comme KBC et ING, prévoit un déploiement multi-chaînes (Ethereum, Polygon, Base). L’enjeu de 2026 sera de démontrer que ce stablecoin privé ne vient pas fragiliser les dépôts bancaires traditionnels. Puisque, c’est une crainte au niveau des régulateurs : Qivalis promet une transparence des réserves en temps réel, bien au-delà des standards actuels de Tether (USDT).
Vers des pilotes institutionnels dès la fin d’année
Le véritable rebondissement réside dans l’annonce de pilotes précoces. Plusieurs banques du consortium, dont UniCredit et CaixaBank, préparent des tests grandeur nature avec leurs clients pour le règlement de factures transfrontalières et la gestion de trésorerie dès le quatrième trimestre 2026. Ces tests visent à prouver que Qivalis peut réduire les délais de règlement de plusieurs jours à quelques secondes, sans inclure le réseau SWIFT traditionnel.
En parallèle, Qivalis surveille de près un consortium concurrent composé de poids lourds comme Goldman Sachs et Deutsche Bank. Cette course aux stablecoins bancaires montre que 2026 sera l’année de l’institutionnalisation massive de l’euro sur la blockchain. Pour les utilisateurs, cela signifie l’arrivée prochaine d’un actif numérique bénéficiant de la même protection et solidité qu’un dépôt bancaire classique. Cela ouvre la voie à une adoption massive par les entreprises européennes.

