- Le Sénat américain a confirmé Michael Selig, connu pour ses positions pro-Bitcoin et pro-crypto, à la présidence de la CFTC par 53 voix contre 43.
- Sa nomination pourrait favoriser une réglementation plus claire et plus favorable à l’innovation et renforcer le rôle de la CFTC face à la SEC.
Le Sénat américain a confirmé, ce jeudi 18 décembre 2025, la nomination de Michael Selig à la tête de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Le vote s’est soldé par 53 voix pour et 43 contre, officialisant l’arrivée d’un dirigeant connu pour ses positions favorables aux cryptomonnaies.
Michael Selig succède à l’ancien président de l’agence et a déjà annoncé vouloir faire de la régulation des actifs numériques une priorité de son mandat.
Selig, un signal fort pour la régulation crypto aux États-Unis
La CFTC est le régulateur américain des marchés de dérivés, incluant les contrats à terme et produits financiers complexes. Depuis plusieurs années, elle revendique un rôle central dans la supervision des marchés liés aux cryptomonnaies, en particulier le Bitcoin et les actifs assimilés à des commodités.
La nomination de Michael Selig renforce cette ambition et pourrait accentuer la concurrence institutionnelle avec la Securities and Exchange Commission (SEC). LA SEC est connue pour être plus stricte et souvent critiquée par l’industrie crypto.
Contrairement à l’approche répressive adoptée par la SEC sous l’ère précédente, Selig est perçu comme un régulateur favorable à une clarification des règles. Il viserait à offrir un cadre plus lisible et propice à l’innovation.
Vers un cadre plus favorable à l’innovation crypto ?
Cette confirmation est accueillie positivement par une partie de l’écosystème crypto américain. Elle pourrait ouvrir la voie à :
- une meilleure définition des compétences entre la CFTC et la SEC,
- une reconnaissance accrue des cryptomonnaies comme actifs financiers à part entière,
- et une régulation plus cohérente pour les acteurs du marché.
Dans un contexte de compétition mondiale autour de l’innovation financière, cette nomination envoie un signal politique fort. Elle signale que les États-Unis pourraient chercher à rattraper leur retard réglementaire tout en conservant un rôle central dans l’économie des actifs numériques.

