- Le Japon prévoit de réduire la taxation des cryptomonnaies Bitcoin et Ethereum de 55 % à 20 %.
- En Europe, MiCA et DAC8 renforcent la surveillance et la fiscalité du secteur ; la pression fiscale sur crypto serait accrue en France.
Le Japon s’apprête un virage fiscal majeur sur les cryptomonnaies. Selon plusieurs rapports, Tokyo avance le calendrier d’une réforme prévue pour 2026. Elle vise à réduire l’imposition sur les gains crypto, notamment sur Ethereum, de 55 % à 20 %. Cette décision contraste fortement avec la trajectoire européenne, où les cadres réglementaires comme MiCA et DAC8 renforcent la surveillance fiscale. Elles ouvrent même la voie à une pression accrue sur les investisseurs, en particulier en France.
Une réforme fiscale japonaise favorable aux investisseurs crypto
Le Japon prévoit de remplacer son régime fiscal actuel, fondé sur une imposition progressive pouvant atteindre 55 %. Il veut le remplacer par une taxe forfaitaire unique de 20 % sur les plus-values liées aux cryptomonnaies. Cette réforme concerne uniquement les actifs numériques reconnus et enregistrés, tels que le Bitcoin et l’Ethereum.
En plus, il est possible de reporter les pertes sur une période de trois ans. Cette mesure rapproche la fiscalité crypto de celle des instruments financiers traditionnels. Elle renforce l’attractivité du marché japonais pour les investisseurs de long terme. Les autorités japonaises reconnaissent désormais les cryptomonnaies comme une classe d’actifs à part entière. Ils ne sont plus considérés comme de simples produits spéculatifs.
Cette évolution devrait favoriser une adoption plus large, aussi bien chez les particuliers que chez les investisseurs institutionnels. Elle pourrait aussi améliorer la compétitivité du Japon face aux autres places financières asiatiques.
L’Europe suit la trajectoire inverse avec MiCA et DAC8
À l’inverse, l’Union européenne renforce son arsenal réglementaire autour des cryptomonnaies. Le règlement MiCA encadre strictement les acteurs du secteur. DAC8 lui, impose une transmission automatique des données fiscales liées aux transactions crypto aux administrations nationales.
En France, cette dynamique s’inscrit dans une logique de contrôle renforcé et de lutte contre l’évasion fiscale. Cela traduit un risque clair : une augmentation effective de la pression fiscale sur les investisseurs crypto. Cette surveillance accrue des plateformes et la traçabilité systématique des transactions pourraient limiter les stratégies d’optimisation. Ils pourraient aussi freiner l’attractivité du marché pour certains profils d’investisseurs.
Le Japon cherche à stimuler l’innovation et l’investissement par un allègement fiscal. L’Europe, lui, privilégie la conformité, la transparence et la sécurisation des recettes fiscales.

