- Une ex-agente des impôts a transmis des données de contribuables crypto à des réseaux criminels, facilitant des agressions physiques et des vols de wallets.
- Un nouveau Parquet, PNACO, a été créé pour lutter spécifiquement contre les « cryptorapts » et les complicités administratives au sein des réseaux organisés.
Une affaire de corruption interne aux services des impôts de Bobigny secoue l’écosystème crypto français. Une ancienne fonctionnaire de 32 ans, Ghalia C., est jugée pour avoir détourné le logiciel confidentiel « Mira ». Elle l’a utilisé pour divulgué des informations confidentielles sur des propriétaires de cryptomonnaies à des réseaux criminels. Cette fuite de données aurait alimenté des réseaux de « cryptorapts« , des enlèvements violents visant à extorquer des portefeuilles numériques.
Une faille de sécurité majeure au sein des services fiscaux de Bobigny
L’ancienne fonctionnaire de 32 ans, Ghalia C., a été incarcéré le 30 juin 2025 pour complicité de crime organisé et association de malfaiteurs. Elle aurait détourné le logiciel confidentiel « Mira » pour établir des profils d’investisseurs et de personnalités publiques. Elle a ainsi transmis noms et adresses d’un gardien de prison et de détenteurs crypto à la criminalité chevronnée.
Ces fuites ont directement facilité des séquestrations et des violences extrêmes. L’avocat général a dénoncé un comportement de « criminel ». Il souligne que l’accusée refuse toujours de livrer le code de son téléphone ou l’identité de son commanditaire. L’accusée refuse de livrer l’identité de son commanditaire ou le code de son téléphone. Dans le même temps, les preuves accumulées démontrent une surveillance ciblée des personnalités du secteur Web3.
Cette affaire souligne les risques liés à la centralisation des données. Via DAC8, la France impose désormais la déclaration des avoirs supérieurs à 5 000 €. Elle prévoit même une taxe de 1 % sur les portefeuilles de plus de 2 millions d’euros (y compris en auto-détention). Face à cela, ces fichiers centralisés deviennent des cibles lucratives.
La traçabilité accrue, couplée à l’obligation d’associer des adresses on-chain à des identités complètes (KYC), crée une base de données sensibles vulnérables à la corruption interne. Avec cette affaire, on peut déduire qu’ils sont dorénavant capables de corrompre des agents publics.
Pour les investisseurs, la menace n’est plus seulement numérique, mais physique. La détention de cryptomonnaies est à présent en France un risque sécuritaire majeur.
Le PNACO : une riposte judiciaire face à l’explosion des kidnappings
Face à la multiplication de ces dossiers, le gouvernement a lancé ce lundi 5 janvier 2026 le Parquet national anticriminalité organisé (PNACO). Cette nouvelle structure dispose de 16 magistrats spécialisés pour traiter les formes les plus graves de délinquance liée au secteur des cryptomonnaies.
La procureure à la tête du PNACO, Vanessa Perrée, a confirmé que le phénomène des « cryptorapts » est dorénavant une priorité nationale. Puisque, les réseaux de narcotrafic se diversifient vers l’extorsion d’actifs numériques.
Le PNACO bénéficie d’outils de surveillance renforcés. Il dispose de l’activation de microphones à distance et du « dossier-coffre » pour garantir la confidentialité des procédures. L’objectif est double : traquer les flux financiers illégaux dans un premier temps.
Ensuite, démanteler les complicités internes qui permettent ces fuites d’informations sensibles. Pour les détenteurs de cryptoactifs en France, cette affaire souligne l’importance vitale de la discrétion et de la sécurisation physique. L’anonymat vis-à-vis de l’administration ne garantit plus une protection contre les réseaux criminels.

