- La plateforme d’échange de crypto Gemini a fixé au 6 avril 2026 la fermeture définitive des comptes utilisateurs au Royaume-Uni, dans l’Espace économique européen et en Australie.
- En parallèle de ce repli, la société procède au licenciement de 25 % de sa masse salariale globale pour rationaliser ses coûts opérationnels.
La plateforme d’échange d’actifs numériques Gemini veut restructurer ses activités internationales. Face à un environnement réglementaire de plus en plus complexe, l’entreprise fondée par les frères Winklevoss a décidé de cesser ses opérations de détail sur plusieurs continents. Ce retrait s’accompagne d’un plan de réduction d’effectifs touchant un quart des employés restants de la firme.
Un calendrier de sortie imposé aux investisseurs internationaux
Les utilisateurs résidant au Royaume-Uni, en Europe et en Australie disposent d’un délai restreint pour liquider ou transférer leurs avoirs. Selon les directives communiquées par l’établissement, toutes les fonctionnalités de trading seront suspendues et les comptes basculeront en mode retrait uniquement à compter du 5 mars 2026. L’accès aux services sera totalement interrompu le 6 avril prochain, date à laquelle les comptes non vidés seront définitivement clôturés.
Cette décision marque un tournant pour la stratégie d’expansion de Gemini, qui avait pourtant renforcé son équipe de direction européenne début 2025. La complexité de mise en conformité avec les nouvelles exigences locales, notamment le règlement MiCA en Europe et les régulations strictes de l’ASIC en Australie, semble avoir pesé dans l’arbitrage financier de la société. Les clients sont désormais invités à migrer leurs actifs vers des plateformes partenaires ou des solutions de conservation personnelles avant l’échéance printanière.
Une compression des coûts pour assurer la survie du groupe
La suppression de 25 % des postes constitue l’une des restructurations les plus sévères de l’histoire de Gemini. Cette cure d’austérité vise à recentrer les ressources de l’échangeur sur le marché nord-américain et sur le développement de son application unifiée intégrant le portefeuille non-custodial. Les récentes pertes enregistrées sur le segment de l’art numérique, marquées par la fermeture imminente de la plateforme Nifty Gateway, illustrent ce recentrage sur les activités de cœur de métier.
Cette réduction drastique de la voilure intervient dans un contexte de consolidation globale de l’industrie des services de cryptomonnaies. Gemini cherche à stabiliser son bilan face à la baisse des volumes de transaction observée sur les marchés de détail. C’est pour celà, il se sépare d’une partie importante de ses effectifs techniques et opérationnels. De même, ce retrait des juridictions internationales réduit mécaniquement l’exposition au risque réglementaire. Toutefois, il limite les perspectives de croissance géographique de l’acteur new-yorkais pour les années à venir.

