- En janvier 2026, les frais de transaction sur Ethereum sont tombés à 0,15 $, leur niveau le plus bas depuis mai 2017.
- Le 16 janvier 2026, le réseau a traité 2,88 millions de transactions en 24 heures, sans aucune envolée des prix du gaz.
Le réseau Ethereum vient de prouver que sa stratégie de scalabilité à long terme porte enfin ses fruits. Durant la troisième semaine de janvier 2026, la blockchain a réussi à absorber son plus haut volume d’activité historique. Dans le même temps, il affiche des frais de transaction dérisoires. Ce niveau de prix, aux alentours de 0,15 $ par transfert, n’avait plus été observé avec une telle régularité depuis le printemps 2017. C’était bien avant l’explosion de la DeFi et des NFT.
Le succès technique des mises à jour Fusaka et PeerDAS
Cette prouesse n’est pas le fruit du hasard, mais celui des mises à jour Fusaka (décembre 2025) et PeerDAS. Ces évolutions ont permis de tripler la limite de gaz par bloc. Il est passé de 15 à 60 millions. De plus, les mises à jour ont permis d’optimiser radicalement la gestion des données. Contrairement aux cycles précédents où chaque pic d’activité saturait le réseau, Ethereum dispose désormais d’une infrastructure capable de mise à l’échelle horizontale.
Le résultat est une métamorphose de l’usage du réseau redevenu compétitif pour les utilisateurs individuels. Les transferts simples coûtent désormais moins de 0,05 $ le week-end. Ce tarif permet à Ethereum de rivaliser directement avec des réseaux comme Solana sur le terrain du coût. Il conserve aussi sa supériorité en termes de sécurité et de décentralisation.
Une activité portée par les stablecoins et le retour au Mainnet
L’analyse on-chain révèle que ce record de 2,9 millions de transactions est porté à 40 % par les transferts de stablecoins (USDT, USDC), selon Standard Chartered. On observe également un phénomène inédit de retour au Mainnet. En effet, l’activité sur la couche principale surpasse dorénavant celle de nombreux réseaux de couche 2 (L2). Les frais y sont devenus suffisamment bas pour justifier de ne plus quitter la sécurité de la chaîne mère.
Cependant, cette efficacité a un impact monétaire. Déjà, des frais brûlés (via l’EIP-1559) sont extrêmement faibles ; alors, l’Ether (ETH) est repassé dans une phase légèrement inflationniste en ce début d’année 2026.
Pour les investisseurs, l’enjeu n’est plus la rareté par la congestion, mais la captation de valeur via une utilité massive. Si le réseau maintient ce débit sans friction, les analystes prévoient que cette accessibilité retrouvée sera le catalyseur majeur d’un nouveau cycle haussier vers les 4 400 $.

