- Le Bitcoin s’est imposé en 2025 comme un actif de trésorerie stratégique pour plusieurs entreprises internationales.
- La France a été touchée par une série d’enlèvements liés aux cryptomonnaies, révélant un risque sécuritaire inédit.
L’année 2025 restera comme un tournant contrasté pour l’écosystème des cryptomonnaies. D’un côté, le Bitcoin a franchi un nouveau cap d’adoption institutionnelle. Après son plus grand ATH atteint, le Bitcoin est devenu un actif de trésorerie assumé par des entreprises cotées en Europe, en Asie et aux États-Unis.
De l’autre, en France, on a enregistré une montée de violences physiques ciblant des détenteurs de cryptomonnaies. Cela a révélé un risque jusqu’ici sous-estimé : la sécurité personnelle des acteurs du secteur.
L’ère des trésoreries Bitcoin s’accélère à l’échelle mondiale
L’intégration du Bitcoin dans les bilans d’entreprise a connu une accélération nette au cours de 2025. Cette dynamique confirme la transformation du BTC en actif stratégique de long terme, au-delà de son statut spéculatif.
Aux États-Unis, Strategy a poursuivi une politique d’accumulation soutenue. L’entreprise a renforcé sa position de référence parmi les entreprises cotées exposées au Bitcoin détenant 672 497 BTC, à ce jour. Les volumes achetés au cours du mois ont consolidé son rôle de vitrine de l’adoption institutionnelle.
En Asie, la société japonaise Metaplanet s’est aussi imposée comme un nouvel acteur majeur. En l’espace de quelques semaines au Q4, ses acquisitions ont propulsé ses réserves de Bitcoin à un niveau comparable. Sa réserve BTC de 35 102 jetons est même supérieur, à celle de certaines entreprises historiquement associées au secteur crypto.
Par ailleurs, en France, le Blockchain Group a aussi officialisé une stratégie ambitieuse d’accumulation de BTC. Ce fut accompagné d’un projet de financement à grande échelle. Actuellement, la firme dispose d 1 955 BTC. L’initiative illustre une volonté claire d’inscrire le Bitcoin au cœur de la gestion de trésorerie des entreprises européennes.
D’ailleurs, d’autres sociétés, comme Semler Scientific ainsi que de nouvelles entreprises norvégiennes, ont rejoint le mouvement.
Crypto et violences physiques : la France confrontée à une nouvelle menace
Pendant ce temps, la France a été frappée par une série d’enlèvements et de tentatives de rapts. Elle visait directement des détenteurs d’actifs numériques. Ces actes, concentrés notamment en région parisienne, reposent sur un mode opératoire assez similaire. Les ravisseurs identifiaient des profils exposés à la crypto et les contraignaient physiquement à transférer leurs fonds.
Cette vague de criminalité a provoqué une réaction des pouvoirs publics. Les autorités françaises ne semblent pas vraiment avoir trouvé un solution. Surtout après que la directive DAC8 et les règles liées au MiCA sont en passe d’entrer en vigueur. En France, encore, dans les mémoires, il y a eu le cas de l’enlèvement d’un père d’entrepreneur crypto au Val d’Oise.
Le cas de La Rochelle où une famille a été séquestrée pour un préjudice de 10 millions de dollars en crypto reste le plus troublant. Lors de l’agression, les auteurs auraient indiqué aux victimes s’être procuré ces informations à la suite d’un data leak.
Les autorités souhaitent renforcer la confidentialité des données sensibles liées à l’identité et à la localisation des détenteurs cryptos. Ces événements rappellent que la valeur des actifs numériques peut désormais constituer un mobile criminel majeur.

