- David Marcus a accusé Janet Yellen de faire pression sur Jerome Powell, ce qui a conduit à l’abandon de Libra malgré la conformité réglementaire.
- Libra a dû faire face à une résistance politique insurmontable, bloquant son ambitieux système de paiement mondial basé sur la blockchain.
David Marcus, l’ancien chef du projet Libra de Facebook, a accusé la Secrétaire au Trésor américain Janet Yellen d’être un facteur clé de l’échec de l’initiative. M. Marcus affirme que les pressions exercées par Mme Yellen sur le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, ont abouti à des mesures destinées à décourager les banques d’adhérer à Libra.
Facebook a effectivement supprimé l’initiative avant qu’elle ne puisse se développer pleinement. Et ce, malgré ses efforts considérables pour résoudre les problèmes réglementaires et se préparer à un lancement à petite échelle en 2021.
How Libra Was Killed.
I never shared this publicly before, but since @pmarca opened the floodgates on @joerogan’s pod, it feels appropriate to shed more light on this.
As a reminder, Libra (then Diem) was an advanced, high-performance, payments-centric blockchain paired with a…
— David Marcus (@davidmarcus) November 30, 2024
La lutte de la Balance : Un débat sur l’innovation et le contrôle gouvernemental
Les remarques de M. Marcus ont suscité des débats sur les événements qui ont conduit Facebook à reporter son projet de blockchain basé sur le stablecoin. Les affirmations de M. Marcus ont été soutenues par des poids lourds du monde des affaires, notamment Cameron Winklevoss, cofondateur de Gemini, et Brian Armstrong, PDG de Coinbase.
Selon M. Winklevoss, Gemini était sur le point de lancer Libra en association avec Meta lorsque les autorités fédérales sont intervenues, soi-disant pour des raisons politiques plutôt que juridiques ou techniques. M. Armstrong a également souligné l’importance de rendre les technologies décentralisées disponibles sous forme de logiciels libres afin d’atténuer les risques d’excès réglementaires.
Le débat attire l’attention sur un problème plus général dans l’espace cryptographique : la ligne étroite qui sépare l’étouffement de l’innovation du contrôle gouvernemental.
Les critiques soutiennent que les gouvernements qui craignent de perdre le contrôle des systèmes monétaires ont réagi de manière disproportionnée à des initiatives telles que Libra, qui visait à transformer les paiements mondiaux. L’opposition à Libra sert de mise en garde pour les futures initiatives de blockchain qui doivent naviguer dans un paysage juridique complexe.
Dans le même ordre d’idées, la CNF a révélé en 2020 que Facebook a publié un livre blanc révisé pour Libra, qui présente une vision très différente de l’idée initiale. Les capacités de contrat intelligent de ce document révisé permettent l’émission de stablecoins et de monnaies numériques, telles que le dollar numérique et l’euro numérique.
Cependant, malgré ces changements, le projet a succombé aux pressions gouvernementales croissantes, rendant son ambition impossible.

