- Plus de 19,97 millions de Bitcoins sont déjà créés ; le stock restant de 1,028 million s’écoulera sur plus d’un siècle.
- La fin programmée rend l’actif plus difficile à obtenir et les frais payés par les utilisateurs serviront à rémunérer les mineurs.
Le réseau Bitcoin vient d’atteindre un quota de 95 % d’offre totale déjà en circulation. Il ne reste désormais que 1,028 million de Bitcoins à miner sur les 21 millions prévus initialement. Contrairement aux monnaies classiques imprimées par les banques centrales, la quantité de Bitcoin est limitée. Cette limite, inscrite par un code informatique immuable, garantit une rareté absolue sur le long terme.
Une pénurie organisée mathématiquement par le protocole
La création de nouveaux Bitcoins n’est pas infinie. Elle ralentit même, tous les quatre ans, grâce à un mécanisme appelé le « Halving ». Ce système divise par deux la récompense donnée aux mineurs, qui sécurisent le réseau avec leur puissance informatique.
Aujourd’hui, avec seulement un million de jetons restant à extraire, l’offre devient de plus en plus rigide. Actuellement, la demande des investisseurs français et internationaux augmente, notamment via les nouveaux produits financiers (ETF). Dans le même temps, la quantité de nouveaux jetons arrivant sur le marché continue de fondre.
Cette rareté n’est pas une estimation, mais une certitude mathématique. En effet, le code source de Bitcoin empêchera toute création au-delà du 21 millionièmes jeton. Pour vous, détenteur de BTC, cela signifie que le Bitcoin ne peut pas subir de dévaluation par une création monétaire excessive.
Cette caractéristique attire de plus en plus de particuliers en France. Surtout, ceux qui cherchent une alternative face à la perte de pouvoir d’achat de l’euro. La fin progressive de l’émission transforme ainsi le Bitcoin en un actif de réserve. Le BTC est ainsi comparable à l’or, mais dont le stock final est connu à l’unité près.
Le passage d’une économie de création à une économie de services
À mesure que les réserves de Bitcoins à miner s’amenuisent, le modèle économique du réseau doit évoluer. Actuellement, les mineurs sont payés avec des nouveaux Bitcoins et des frais de transaction. Lorsque le dernier jeton sera extrait (vers l’an 2140), seule la facturation des transactions permettra de financer la sécurité de la blockchain. Ce changement garantit que le réseau restera protégé même sans création de monnaie. Les mineurs continueront de vérifier les échanges pour le compte des utilisateurs en échange d’une commission.
Pour les utilisateurs, cela implique que l’usage du réseau aura un coût lié à l’offre et à la demande d’espace sur la blockchain. Plus le Bitcoin sera utilisé mondialement pour des paiements ou du stockage de valeur, plus les frais permettront de maintenir une infrastructure solide et sécurisée.
Cette transition lente, entamée depuis 2009, prouve la résilience du système. En France, l’adoption croissante de solutions de seconde couche (comme le Lightning Network) permet déjà de gérer des transactions rapides. Elles sont aussi peu coûteuses et permettent de profiter de la sécurité maximale offerte par la rareté du réseau principal.

